Le film

À St-Henri, le 26 août, c’est jour de rentrée scolaire. Entourée de seize cinéastes, Shannon Walsh filme durant vingt-quatre heures la chronique de ce quartier de Montréal aujourd’hui en plein bouleversement. Même s’il s’est gentrifié autour du Canal Lachine attirant une population plus aisée, le quartier est encore pauvre à bien des égards. Le monde ouvrier a disparu avec la fermeture des usines et d’imposants vestiges industriels sont là pour témoigner d’une autre époque. Mais riche de sa diversité, le St-Henri populaire subsiste et forme toujours une communauté éclectique avec ses résidents de tous horizons qui cohabitent en bonne harmonie. En suivant plusieurs personnages dont les apparitions constituent autant d’histoires qui s’entrelacent, Shannon Walsh prend le pouls d’un espace urbain en mutation, profondément ancré dans son passé.

Filmé dans l’esprit du cinéma-vérité, le documentaire révèle la complexité du réel au fil de séquences tour à tour amusantes, émouvantes et contemplatives. Cette œuvre collective rassemble  aujourd’hui certains des documentaristes les plus en vue de leur génération. Porté par la musique originale de Patrick Watson qui célèbre la diversité de ce quartier haut en couleur par ses rythmes  bigarrés, À St-Henri, le 26 août s’apparente à une dérive urbaine qui invite à la découverte de multiples univers insolites. Elle est aussi un hommage au film d’Hubert Aquin, À Saint-Henri le 5 septembre, tourné en 1962.

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Notre film a pris son inspiration d’un documentaire essentiel tourné en 1962, “À St-Henri le 5 septembre”, dans lequel de jeunes cinéastes du Québec tentaient de décrire la vie de la communauté de St-Henri pendant une seule journée choisie au hasard. Le documentaire capture un paysage historique et politique unique de ce moment dans la vie des Québécois, et de l’esprit des cinéastes des années 60.

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